cube de l'Escape game la Boite paris
La Boîte

La Boîte

date du test mai 2019 | auteur Virginie [ OWAG ]

14.5
2 à 5
joueurs
24 à 28
/ personne
Difficile
Niveau

En 2018, le service océanographique de la Marine trouve dans les fonds les plus obscurs et les plus reculés de l’océan Pacifique, un très mystérieux cube de 5 m² au sol. Il le rapatrie à Paris. Des étudiants scientifiques parviennent à y rentrer, mais n’en ressortent pas. Voilà le décor scénaristique planté.

De notre côté, nous avons juste 15 minutes pour y rentrer et juste 45 minutes pour en sortir. Sinon, nous mourrons ainsi :

 

IMAGE NOIRE ESCAPE GAME la Boite

 

 

Une entrée remarquable

L’escape game débute dès l’entrée dans les lieux. On se croirait dans une exposition d’Art Contemporain. Le magnifique cube prône au milieu de la pièce dans une quasi-obscurité. Il est éclairé à intervalles réguliers par des spots de lumières qui tournent cycliquement. Une musique grave bourdonne dans l’air et vient accentuer mon impression d’avoir été téléportée au Palais de Tokyo.

C’est un bon début. Le game master, un garçon très agréable nous invite à nous déchausser et nous informe de notre mission en chaussons. Son brief est mot pour mot le texte que l’on peut retrouver sur le site de La Boîte, au sujet de l’incroyable pêche de ce cube au fond de l’Océan. Nous n’en saurons d’ailleurs pas plus sur cette intrigue par la suite. Elle ne semble être qu’un prétexte, à mon sens inutile car trop peu développé, pour nous faire entrer dans le cube. Bref, il nous faut maintenant trouver le moyen de le faire justement.

 

Un cube où tout est carré

Entrer dans le cube est relativement simple. C’est une mise en bouche de l’aventure sensorielle que l’on s’apprête à vivre. Tandis que l’extérieur du cube est beau, autant à l’œil et qu’au toucher, son intérieur n’est donc appréhendable que du bout des doigts. Il est alors nécessaire de passer un certain temps à se créer une carte mentale des lieux. C’est relativement faisable, vu que le cube ne fait que 5 m² au sol. Il est beaucoup plus facile de s’y repérer que dans l’escape game « Dans le noir » qui troublait par la présence de végétations. Ici, tout semble carré et géométrique. Il semblerait même que l’on soit face à des modules indépendants à manipuler. Ceux-ci demanderont essentiellement de se repérer au toucher, mais feront également appel à d’autres sens, sauf le goût (fort heureusement !).

Nous n’étions que 2, nous avons donc trouvé le tâche difficile. À 4 joueurs, j’imagine que chacun à le temps de faire un bout de l’escape game dans son coin et d’avancer ainsi en se concentrant bien. Au besoin, des joueurs peuvent échanger leur module si une personne rencontre des difficultés avec le sien. Nous, nous ne pouvions faire cela, car changer de module signifiait tout recommencer de zéro et perdre ainsi beaucoup de temps. Et chaque énigme ayant sa logique propre de résolution, on peut être à l’aise sur certaines, comme très peiné sur d’autres. Concrètement, en mon sens, j’avais fini un module qui n’a pas réagi. Les emplacements me paraissaient bons, mais ça ne fonctionnait pas. Après 5 vérifications, que faire ? J’ai refilé le module à Alex qui a dû y passer autant de temps que moi pour se l’approprier mentalement. Une perte de temps énorme.

Il est également intéressant et très éprouvant de perdre complètement la notion du temps. La seule conscience temporelle à laquelle on peut se rattacher est la sensation de progression dans le jeu par la résolution des énigmes. Mais si on tâtonne trop, on aura vite l’impression que le temps est infiniment long. D’autant que le game mastering prend la forme d’une voix enregistrée qui n’apporte qu’une aide très superficielle, car très vague.

 

escape game la boite paris photo equipe

 

Une expérience sensorielle dans un escape game

C’est une expérience. De mon côté, j’ai vite senti que ce jeu n’était pas fait pour moi. J’ai ressenti une grande lassitude et un manque de motivation ludique abyssale. Peut-être est ce dû au fait que je joue des escape games pour voyager pendant une heure dans un autre monde et qu’être enfermée dans le noir face à des modules à manipuler ne rentre vraisemblablement pas dans ce cadre. Soit.

De son côté, Alex a ressenti beaucoup de frustration durant le jeu, pour finalement en être ressortie pleine d’enthousiasme. Elle y a eu des vertiges et ses doigts y ont surchauffé, mais le charme a opéré.

Quoiqu’il en soit, s’évertuer à comprendre le fonctionnement d’un module par les sens, recréer visuellement des formes, mémoriser leurs emplacements, pour les bouger, mais sans perdre des doigts le but final… l’expérience est intéressante en soi.

À la lumière de la lampe, l’intérieur du cube est très beau, provoquant chez moi la même impression d’être face à  de l’Art Contemporain. C’est géométrique et propre. Les énigmes sont cohérentes et complémentaires. Mais nous conseillons fortement de s’y challenger à 4 joueurs !

 

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