Shogun Antichambre
L'Antichambre Blondel

Shogun

date du test novembre 2017 | auteur Virginie [ OWAG ]

15.25
2 à 6
joueurs
14 à 40
/ personne
Facile
Niveau

Le Shogun Yoritomo a fait tuer tous nos maîtres, oui, toute la famille, ce fut un bain de sang terrible. Nous savons très bien que c’est lui. Nous ne sommes que d’humbles domestiques, nous ne sommes pas en capacité de nous battre, nous avons peur, oui très peur, mais nous devons pénétrer chez lui et trouver la preuve de sa culpabilité, c’est une question d’honneur.

Un escape game rempli de casse-têtes

Rien ne rappelle vraiment le scénario, excepté l’objet que l’on doit trouver et il est assez évident. Nous sommes plutôt face à une succession de casse-têtes et de manipulations. La découverte de l’identité de Shogun Yoritomo, ce fameux guerrier qui sème la terreur de toute la région (enfin d’après ce qu’on en dit), reste un mystère pour nous, domestiques curieux.

A deux, nous avions de quoi faire, les énigmes sont plutôt nombreuses. Cet escape game est, en grande partie, axé sur la manipulation : il y aura du travail en parallèle pour tous les membres de l’équipe. J’avoue que nous avons débloqué très rapidement un mécanisme d’ouverture par pur hasard, sans même chercher à le craquer de force. Du coup, nous sommes sans doute passées à côté de la suite naturelle des découvertes, mais que voulez-vous? C’est la vie. Nous restons zen en toutes circonstances et continuons comme si de rien n’était notre fouille asiatique.

Ensuite, Alex a réussi à coincer un objet dans un mécanisme, mais bon, que voulez-vous? Il faut un début à tout. Deux erreurs que la salle de Shogun n’a pas anticipées, ça laisse une drôle d’impression.

L'equipe Shogun

Un environnement cosy

L’antichambre a particulièrement soigné le décor de la première salle qui se dénote des autres par son jardin très cosy. Shogun nous plonge donc d’emblée dans une ambiance nippone traditionnelle. Tant mieux, c’est ce que nous souhaitions et c’est fait de façon vraiment pro. On débute dans un espace assez vaste et la structure du game design impose aux joueurs de circuler régulièrement à travers toutes les pièces. Nous risquons d’être vues par les voisins, mais heureusement qu’ils sont trop occupés à boire du saké.

Nous sommes venues le matin, en semaine. C’était donc très calme et tout sentait le neuf dans cette extension de l’Antichambre. Notre game master nous a offert du café et laissé un moment nous concentrer avant le briefing. Nous avons donc pu réviser nos basiques en japonais sur Duolinguo. Durant le jeu, son aide était sobre et nous permettait essentiellement de savoir si nous étions bien sur la bonne voie ou nous prévenir quand Alex entamait une destruction massive du décor. Elle a donc su doser ses interventions pour nous laisser le loisir de nous griller les neurones devant certaines formes géométriques, bien étranges.

Shogun : Yakasortir

Cette salle aura beaucoup de succès auprès des joueurs préférant ne pas se compliquer l’escape avec des énigmes alambiquées; les logiques de résolution sont, ici, assez claires. Le fait de pouvoir agir simultanément est toujours plaisant.

Immersif et pas trop prise de tête tout en étant bien fourni, nous avons bien apprécié ce voyage au pays du soleil levant au petit matin.

Découvrez davantage L'Antichambre Blondel

Lien vers interview concepteurs d escape games