Horreur a arkham

Horreur à Arkham : un jeu de cartes addictif

Mais pourquoi donc ai-je lu cet article de la gazette du Massachusetts ? A cause de son titre racoleur sans doute « Horreur à Arkham ». Les faits étaient troublants et faisaient écho à des rumeurs sordides qui circulent depuis un bon bout de temps sur cette vielle ville. Des histoires mystérieuses de créatures ancestrales difformes et nauséabondes.

Et m’y voilà. Tant dis que j’enquête dans des vieux livres abscons, la maison que je loue se transforme et sent la terre, une goule affamée surgie dont je ne sais quel coin obscur de la pièce. Je peine à y croire autant que je peine à la maîtriser. Je la vains enfin et je me demande si ce que je viens de vivre est bien réel.

Suis je en train de rêver éveillé ? De perdre la raison ? Je tente de continuer mes recherches mais comme un sort corrompt ma volonté, et sans pouvoir me contrôler, je me vois effacer les traces de mes recherches. Mais que se passe-t-il ? Voici une ruée de rats prêtent à m’attaquer. D’où vient-elle ? Grâce à mon 45 automatique dont il me reste encore quelques munitions, j’en arrive à bout rapidement. Je dois quitter cette pièce, je ne dois pas abandonner face à ces horreurs, je dois continuer à enquêter.

Mécanisme de Horreur à Arkham

Dans la peau d’un investigateur tantôt chercheur, truand, mystique, survivant ou gardien, vous serez équipé(e) de votre seul deck de cartes pour faire évoluer des scénarios à votre avantage et empêcher des créatures mythologiques répugnantes de vous dévorer ou vous rendre fou, pendant que le chaos se répand (bien sûr).
Ce jeu de carte évolutif est selon les connaisseurs un standard du type : de 1 à 2 joueurs, coopératif, on compte 4 phases : une phase où le mythe se développe et il arrive de très mauvaises choses, une phase d’actions (s’armer, se battre, se déplacer, fouiller, etc ), une phase où les ennemis attaquent (ou pas), et enfin une phase de réapprovisionnement/réinitialisation. Et ainsi de suite. Il y a de la stratégie dans le choix de son deck de cartes, et de celles que l’on pose, de celles que l’on garde en réserve pour plus tard, de celles qu’on ne veut surtout pas piocher (car on a aussi des faiblesses) et l’ordre des actions à mener face aux nombreux périls.
Il y a aussi une très grand part de hasard qui peut faire tout basculer en un tour. La pioche d’éléments négatifs en phase mythe (que l’on le retrouve dans bon nombre de jeux coopératifs) bien sûr et la pioche de pions chaos (qui remplacent les dés), donnant un super bonus ou un terrifiant malus à l’action que l’on a entrepris. Ton investigateur est très fort, c’est bien, mais une mauvaise pioche et c’est foutu.

 

Jeu de cartes Horreurr à Arkham

Ambiance :

Le cœur de ce jeu réside ici même. Y jouer le soir, à la bougie, avec en fond sonore une petit musique des années 30 qui se déforment progressivement (vive les playlist youtube), avec un verre de vin rouge (allez soyons fou) procure des frissons de malaise à coup sûr, on en oublie que ce ne sont que des cartes étalées. Au fur et à mesure que la partie se construit, on s’y projette et on stresse vraiment de perdre un combat ou de ne pas réussir à ce fichu test d’intelligence. Cela tient de ces superbes illustrations et des textes d’ambiance glauques à souhait qui nous accompagnent.

Réjouabilité :

La boite de base d’Horreur à Arkham contient 3 scénarios qui forment une histoire. On peut jouer l’histoire en mode compagne ou les 3 scénarios indépendamment. Dans un premier temps, on peut douter de la rejouabilité d’un tel jeu, c’était en tout cas mon cas, avant d’y jouer. Mais, à vrai dire, j’y replonge tous les soirs, pour l’ambiance, pour m’améliorer, pour tester tel scénario avec tel investigateur, pour y jouer en mode campagne à deux, les raisons ne manquent pas d’y retourner.

Difficulté – Public

Horreur à Arkham est assurément un jeu difficile où l’on perd beaucoup, ce qui le rend très addictif à mon sens.
Il demande également un certain investissement personnel, les règles sont plutôt denses et les premières parties peuvent être consacrées à comprendre les petites subtilités du mécanisme et à trouver des réponses sur les forums. J’ai d’ailleurs remarqué que les vidéos consacrées à ce jeu ont un taux de visionnage anormalement élevé en comparaison à d’autres jeux.
Et enfin, c’est un jeu qui vous ruine si vous y mordez. La boite de base + l’extension + les nombreux scénarios à l’unité…. c’est la fin des haricots pour vous et le début des pâtes à l’eau.

Synesios Aventures TV présente chaque investigateur ici même :


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